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1. RAPPEL DES PRINCIPES DE L'HOMÉOPATHIE
La similitude
Un remède est homéopathique, non pas d'abord parce qu'il est dilué et
dynamisé, mais parce qu'il correspond aux symptômes INDIVIDUELS de
l'état GLOBAL de santé de la personne malade.
L'individualisation
Il n'y a donc pas de recettes en homéopathie valables dans tous les cas pour une même affection.
La globalité
C'est la personne malade qui est à traiter et non sa maladie locale.
Dans la méthode homéopathique chacun des cas doit donc faire l'objet
d'une observation méticuleuse afin de déceler les symptômes qui
caractérisent le plus L'EXPRESSION INDIVIDUELLE ET GLOBALE de son
état. C'est alors seulement que le remède choisi sera
homéopathique au cas considéré.
2. L'APPROCHE HOMÉOPATHIQUE EN AIGU
L'homéopathie familiale, comme auto médication, concerne les maladies
aiguës et non les maladies chroniques, celles-ci demandant l'expertise
d'un homéopathe professionnel.
Maladie aiguë
Trouble
de santé passager, subit par un individu, et déclenché par une cause
occasionnelle (froid, traumatisme, stress, émotion...), ou subit par
plusieurs individus lors d'une épidémie.
Ce qui est à traiter
Il
faut donc seulement considérer le changement récent survenu dans l'état
de santé de la personne, sans tenir compte de toute son historique de
santé comme dans les cas de maladies chroniques.
La réaction aux remèdes dans les maladies aiguës
On
doit s'attendre à une réaction rapide de l'organisme. Un
changement net de l'état de santé doit survenir dans les 24 à 48 heures
suivant les prises du remède, et souvent plus tôt que cela.
Aussi, passé ce délai, si vous n'avez pas observé de changement
significatif, il faut immédiatement considéré un autre remède.
Traiter le plus tôt possible
N'attendez
pas que la maladie s'installe, qu'elle se matérialise dans les tissus
(comme par exemple chez les bébés qui font un rhume et où le mucus
finit par s'accumuler dans les voies respiratoires supérieures pour
créer des otites ou des sinusites, voire même descendre dans les
bronches). En agissant rapidement, vous rétablissez plus
facilement l'énergie vitale et évitez les complications.
3. LA MÉTHODE HOMÉOPATHIQUE EN AIGU
.1 Cerner l'état aigu : identifier les symptômes
.11 Qu'est-ce qui est à traiter?
-
Globalement qu'est-ce qui se présente comme problème aigu?
(S'agit-il d'un rhume ou d'une grippe (il s'agit de deux affections
différentes), d'une blessure, d'un choc, d'un événement émotionnel...?)
- Qu'est-ce
qui est le plus intense dans l'état de la personne malade?
(S'agit-il de la douleur, de la fièvre, de la toux, de l'état
émotionnel...?)
.12 Identifier les symptômes dominants
- au plus deux ou trois symptômes qui vous apparaissent dominants :
- soit
comme symptômes objectifs (que vous pouvez observer) dans son
comportement, son visage, aux endroits affectés ou ailleurs sur son
corps.
- soit comme symptômes subjectifs (dont il se plaint le
plus), comme une douleur, une sensation ou un malaise, une peur ou une
émotion particulière.
.13 Préciser chacun des symptômes dominants
- où se trouve-t-il localisé? (partie du corps; côté droit ou gauche)
- la nature de la sensation ou de la douleur (brûlante, piquante, battante,...)
- cette douleur irradie-t-elle? (si oui, vers où?)
- quand est-ce que le symptôme a tendance surtout à se manifester?
- à quelle heure ou à quel moment du jour?(journée, matin, nuit...)
- dans
quelles circonstances? (en mangeant, en buvant, au lever, en se
tournant, en étant allongé, à l'intérieur, à l'extérieur, etc...)
- qu'est-ce
qui semble aggraver le symptôme? (le chaud, le froid, manger, boire,
telle position, tel mouvement, tel comportement de ses proches...)
- qu'est-ce
qui semble améliorer le symptôme? (le chaud, le froid, manger, boire,
telle position, tel mouvement, tel comportement de ses proches...)
.14 Identifier les autres symptômes moins dominants
- soit dans les symptômes objectifs (que vous pouvez observer)
- soit dans les symptômes subjectifs (sensation ou douleur)
- soit dans son comportement
.15 Chercher à identifier la cause et le début de l'affection (si c'est possible)
- cause environnementale (froid, soleil,...) ou émotionnelle
- depuis
quand son état a-t-il commencé? (quel jour et surtout quelle heure
était-il? Par exemple : « Il s'est réveillé bouillant de fièvre à
minuit, alors qu'avant il n'avait rien »).
.2 Valoriser les symptômes
Parmi
l'ensemble des symptômes que vous avez relevés, choisissez trois
symptômes qui vous apparaissent être les plus caractéristiques du cas à
traiter, soit parce qu'ils sont intenses, particuliers ou parce qu'ils
surviennent fréquemment.
Exemple d'un enfant qui a un rhume (il fait de la fièvre et son nez coule)
Les trois symptômes valorisés pour le choix du remède :
- l'écoulement du nez est verdâtre depuis presque le début du rhume
- il y a plusieurs symptômes de la bouche (mauvaise haleine, salivation abondante, début d'ulcère dans la bouche)
- l'enfant se plaint qu'il a mal à la gorge
Le remède qui couvre ces trois symptômes est Mercurius Solubilis
.3 Le choix du remède homéopathique
.31 Voir la section « Homéopathie saisonnière » (page d'accueil et Archives)
- vous y trouverez une liste de remèdes, avec leurs symptômes guides, en fonction d'un problème spécifique de santé.
- chacun des remèdes comportent une liste de ses symptômes guides, lesquels sont valorisés selon la notation suivante :
1 = Symptôme incontournable (doit être présent pour donner le remède)
2 = Symptôme presque incontournable car très souvent présent
3 = Symptôme souvent présent mais pas incontournable
4 = Symptôme qui peut être souvent présent ou seulement possible
5 = Symptôme possible
.32 Identifier le(s) remède(s) semblable(s)
- choisir
le(s) remède(s) qui ont dans leurs symptômes notés 1, au moins un
symptôme parmi les 2 ou 3 symptômes que vous avez valorisés.
- s'il
n'y a qu'un seul remède qui a au moins un symptôme noté 1 qui
correspond à un ou des symptômes que vous avez valorisés alors c'est ce
remède que vous devez donner (sauf s'il y a une indication contraire)
- s'il
y a plusieurs remèdes qui ont, parmi leurs symptômes notés 1, au moins
un symptôme parmi ceux que vous avez valorisés, alors procéder de la
façon suivante :
parmi ces remèdes que vous venez
de trouver, identifier celui dont les autres symptômes guides sont les
plus semblables aux autres symptômes que vous avez valorisés en
commençant par les symptômes 2 et ainsi de suite.
- si
aucun des remèdes n'a de symptômes notés 1 qui correspondent à un des 2
ou 3 symptômes que vous avez valorisés, alors procéder comme
précédemment en commençant avec les symptômes notés 2.
.33 Posologie et prise du remède homéopathique
- prendre trois granules du remède aux 4 à 6 heures
- s'il
s'agit d'un bébé ou d'un jeune enfant : faire diluer 3 granules dans un
fond d'eau ou dans le biberon, et donner l'équivalent d'une c.à thé
(compte goutte ou cuillère).
- plus l'état est intense plus il faut répéter souvent au début (2 heures ou moins)
- dès qu'il y a un changement positif de l'état de santé, espacer les prises
- dès que l'amélioration est très nette alors cesser la prise du remède
- dans la mesure du possible il faut prendre le remède homéopathique :
- au moins 20 minutes avant de manger ou de boire, sauf de l'eau
- au moins une heure après avoir mangé ou bu, sauf de l'eau
- ces mêmes deux règles s'appliquent au brossage de dents
- ne pas prendre de café, menthe, alcool, vin, tisanes pendant le traitement
- ne pas se frotter avec, ou inhaler, des substances fortes (camphre, eucalyptus...)
- garder les remèdes homéopathiques :
- à la température de la pièce
- loin du soleil ou d'une source de chaleur ou de radiation
- loin d'une odeur forte (camphre, menthe, eucalyptus, parfums...)
.4 Suivi des premières prises du remède homéopathique
Voici les principales possibilités de réaction suite à la prise du remède homéopathique :
.41 Il y a une nette amélioration de l'état de la personne
Cesser
alors la prise du remède homéopathique et observer dans les jours qui
suivent la bonne reprise de la santé (énergie, bien-être, absence de
symptômes)
.42 Après 24 heures il n'y a aucun changement positif dans l'état de la personne Cesser le remède et :
- si l'état de la personne est resté le même, chercher un autre remède
- si son état s'est empiré, est plus intense, consulter un homéopathe professionnel
.43 S'il y a amélioration de l'état mais une rechute survient dans les 48 heures :
- redonner le même remède si les mêmes symptômes réapparaissent
- chercher un nouveau remède si des symptômes différents apparaissent qui sont de même intensité
- consulter un homéopathe professionnel si des symptômes plus intenses apparaissent
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